Pierre BERTHELOT ou l'itinéraire d'un marin bienheureux, de Terre Neuve à Sumatra 1600-1638

A toutes les époques, les marins habitués à se coltiner avec une nature plus forte qu'eux, ont été de rudes gaillards qui n'avaient pas froid aux yeux.

Qu'ils soient pêcheurs ou flibustiers ou les deux à la fois, marchands ou découvreurs de terres inconnues, ils partaient parfois pour de longues périodes, chahutés sur des mers méchantes d'où ils rentraient fourbus au port.

Ils avaient besoin de faire une pause, de relaxer un peu, comme on dit aujourd'hui, de boire plus que de raisonnable et de lutiner des filles à matelots point trop farouches.

Bref, ils fréquentaient davantage les " Marie du port " dans les bouges plutôt que leur église et le curé de leur paroisse.

Bien sûr, ils n'étaient pas sans religion, bien au contraire.

En cas de coup dur, quand la mer leur démontrait que leur navire n'était qu'une coque de noix et leurs voiles un bout de chiffon, ils se prenaient à penser qu'ils étaient sans doute sur le point de servir de repas aux poissons, - juste retour des choses, - et se souvenaient donc que l'heure était venue de se mettre à prier la Vierge, de lui promettre monts et merveilles s'ils en réchappaient et d'aller lui rendre une petite visite à Notre Dame de Grâce.

Ainsi toutes les chapelles de marins sont pleines d'ex-voto de remerciements et de maquettes de navires rentrés au port peut-être grâce à l'intercession divine.

Cela étant, on ne peut pas dire que capitaines et matelots étaient confits en dévotion et terminaient " piliers d'église " sur leurs vieux jours.

Dans l'histoire de la Marine, il est rare qu'on rencontre des hommes passés de la vareuse des pêcheurs à la robe de bure des moines, même si les Apôtres du Christ en sont un exceptionnel exemple.

Les Honfleurais eux, peuvent néanmoins se targuer d'une exception qui confirme la règle.

Non seulement un marin d'Honfleur changea ainsi d'office, mais il se paya le luxe d'attirer l'attention des plus hautes autorités de l'Eglise puisqu'il fut inscrit sur la liste relativement restreinte des Bienheureux et canonisé dans les années 1900.

C'est un fait suffisamment rare pour que l'histoire de ce personnage soit remise en mémoire chez les Honfleurais d'aujourd'hui.

En fait, si BINOT PAULMIER DE GONNEVILLE, célèbre marin honfleurais est à peu près tombé dans l'oubli, les " saintes âmes du Bon Dieu " qui fréquentent les églises et les écoles religieuses de la région d'Honfleur, entretiennent encore fidèlement la mémoire de PIERRE BERTHELOT mort martyrisé pour sa foi, sous le nom de DENIS DE LA NATIVITÉ, en 1638 à Sumatra.

Quand on lit attentivement la biographie de ce personnage, on est frappé par l'originalité de son existence et de son destin tragique.

Voilà un marin type comme Honfleur en a vu naître des milliers autour du Vieux Bassin durant des siècles.

Certes, il était plus brillant que les autres dans les domaines techniques de la navigation et devint un cartographe réputé.

Ce n'était pas un découvreur à la manière de GONNEVILLE ou un marchand comme JEAN DENIS.

Il n'était pas à proprement parler un meneur d'hommes, un capitaine et un soldat.

Pourtant les circonstances de sa vie mouvementée mais courte (il mourut à l'âge de 38 ans) l'obligèrent à faire montre de qualités remarquables dans tous ces domaines.

Charles BREARD, l'historien de Honfleur, nous conte dans la biographie qu'il a tiré de la vie de PIERRE BERTHELOT, la carrière du marin, pilote et soldat.

Le Père Philippe de La Très Sainte Trinité, carme deschaussé qui vécu avec lui à Goa aux Indes Portugaises, rapporte surtout l'histoire de PIERRE BERTHELOT après qu'il eût troqué sa blouse de marin pour la bure des carmélites.

Il raconte alors la vie d'un homme d'une foi extraordinaire, d'une soumission totale à une règle très sévère, d'une bonté désarmante et d'une grande intelligence qui vécut ses années religieuses comme s'il n'avait jamais connu autre chose et pourtant ...

Il naquit à Honfleur en 1600 d'un père à la fois marin et chirurgien, ou plus exactement, médecin de la Marine sur les navires partant sur les bancs de Terre Neuve.
Il embarqua très rapidement son fils Pierre à la pêche à la morue au large du Canada. Comme chacun sait, le métier de terreneuvas n'est pas spécialement une partie de plaisir, même encore aujourd'hui.

On peut imaginer sans peine ce que cela pouvait représenter il y a quatre siècles sur des petits bateaux à voile, surtout pour les jeunes mousses de douze à quinze ans.

PIERRE BERTHELOT navigua plusieurs années sur l'Atlantique Nord et acquit déjà de solides connaissances techniques sur la marine à voile, sans doute sous la férule de son père.

On ne sait que peu de choses de son enfance à Honfleur et du degré d'éducation qu'il reçut avant d'embarquer. Son biographe le Père Philippe assure qu'il fit montre d'une très grande piété dès son plus jeune âge mais semble-t-il, ne manifesta pas l'intention d'embrasser une quelconque carrière religieuse.

Petit fils et fils de marin, et Honfleurais de surcroît, il avait certes, une lourde hérédité qui lui cacha peut-être ses aspirations mystiques.

D'autre part, le port d'Honfleur à cette époque était une " ruche " maritime tout à fait exceptionnelle comme Dieppe et Saint Malo, qui poussait tout un chacun à l'aventure, et qui contraste avec la physionomie de " belle au bois dormant de la mer " qu'on peut déplorer aujourd'hui.

Charles BREARD évoque parfaitement cette époque faste :

" On a peine aujourd'hui à se faire une idée de l'esprit d'entreprise qui enflammait alors la population de Honfleur ; on a peine à s'imaginer l'activité des bourgeois, le mouvement du port, les ressources qu'il offrait pour les approvisionnements, le racolage des matelots, l'engagement des capitaines et des pilotes.

Pendant le siècle qui venait de s'écouler, partout où le trafic aussi productif qu'assuré pouvait se faire, on avait vu accourir les marchands de Honfleur. Ils avaient été au Brésil avec GONNEVILLE, aux " Terres Neuves " avec JEAN DENIS et ils avaient continué de fréquenter ces régions. En 1513, ils avitallaient la flotte mise en mer par Louis XII, et les marins du port formaient l'équipage de la grande nef LA LOUISE, que commandait le chevalier LE BRUN de SALENELLES. En 1542, ROBERVAL et JEAN ALFONCE étaient venus équiper les trois grands navires qu'ils avaient conduits au Canada avec trois cents colons ; il est à présumer que le pilote SECALART n'avait pas été étranger au choix du port d'embarquement. Honfleur avait noué des relations aux Indes Orientales et Occidentales, à la Guinée, au Brésil, aux Antilles et particulièrement au Canada. Au temps où Pierre BERTHELOT s'embarqua, il avait pu voir les navires de CHAMPLAIN faire voile vers la Nouvelle-France et, à la même époque, rencontrer près de la maison de son père, à l'auberge du Dauphin, DANIEL DE LA RAVARDIERE enrôlant ses compatriotes pour son essai d'établissement au MARAGNAN avec RAZILLY. "

Il n'est donc pas étonnant que Terre Neuve ait perdu beaucoup de son intérêt aux yeux de PIERRE BERTHELOT quand il eût dix huit ans.

En 1619, une compagnie de marchands de Paris et Rouen entreprit de monter une expédition vers les Indes Orientales, et pour ce faire arma trois navires, le MONTMORENCY, L'ERMITAGE et L'ESPERANCE.
PIERRE BERTHELOT embarqua sur ce dernier navire de 400 tonneaux , commandé par ROBERT GRAVE, fils de DUPONT GRAVE, partenaire de CHAMPLAIN dans la conquête du Canada dans les années 1605/1610.
Le but du voyage était JAVA et SUMATRA pour y acheter étoffes et épices.

A cette époque, Français et Anglais tentaient de se tailler des empires en Amérique du Nord et aux Caraïbes. Les Espagnols tenaient l'Amérique Centrale et Sud à l'exception du Brésil aux mains des marins Portugais.

Le monde était alors partagé en deux sphères d'influence depuis le TRAITÉ DE TORDESILLAS signé en 1495 par l'Espagne et le Portugal, avec la bénédiction du Pape (Bulle d'Alexandre VI en 1493).

Cet accord, un siècle après sa signature n'était plus qu'un chiffon de papier aux yeux des puissances maritimes montantes qui contestaient depuis belle lurette l'impérialisme maritime ibérique et catholique.

Arrivés les premiers avec VASCO DE GAMA dans l'Océan Indien, les portugais dominaient le commerce avec les Indes et l'archipel Indonésien.

Les Hollandais protestants, avaient des ambitions, de bons marins, un sens du commerce remarquable et avaient largement entamé au début du XVIIè siècle la préeminence portugaise grâce à des comptoirs et des points d'appui fortifiés, disséminés aux quatre coins de l'archipel Indonésien.
Les pirates hollandais pratiquaient la chasse systématique des navires portugais trop lourdement chargés en retour sur le Portugal. Les épices valaient de l'or sur les quais de Lisbonne et la prise d'un galion était souvent un billet de loterie gagnant.

Pour rajouter un peu de sel à l'aventure, les sultanats locaux de l'archipel indonésien comme de la presqu'île malaise récemment convertis à la religion musulmane, étaient des partenaires rétifs parfois ou des adversaires redoutables souvent, au gré des accords passés puis rompus.

Les rois de France et d'Angleterre n'avaient pas encore de politique expansionniste en Asie. Cela viendra plus tard. En attendant, des initiatives individuelles, des groupements de marchands, préfigurant la future Compagnie des Indes, tentaient l'aventure avec plus ou moins de bonheur.
C'est dans ce contexte agité que la flottille quitta Honfleur le 2 octobre 1619 où elle avait embarqué plus de cents marins dont PIERRE BERTHELOT.
Elle passa Madère le 17 octobre et doubla Le Cap le 14 avril 1620. Suite à des avaries, BEAULIEU, l'Amiral de la flottille décida de faire escale à Madagascar pour réparer. Il scinda alors l'expédition et L'ESPERANCE, avec GRAVE et BERTHELOT à bord, reçut instruction de filer seul droit sur BANTAM à SUMATRA.

Arrivé aux abords de l'Ile de Java, GRAVE apprit que le port de BANTAM précisément, était assiégé par les Hollandais. Il décida sagement d'aller chercher fortune ailleurs pour éviter de recevoir des mauvais coups inutiles.
Malheureusement L'ESPERANCE fut attaqué par des pirates hollandais qui prirent le navire normand, le pillèrent et l'incendièrent dans le port d'IAKATRA.(1)

L'équipage fut alors dispersé. PIERRE BERTHELOT décida de rester à BANTAM et de rejoindre des marchands de Saint Malo qui possédaient un comptoir et voulaient faire du cabotage dans l'archipel à l'instar des Hollandais.

Notre héros avait tout juste 20 ans.

En route pour les Célèbes, ils furent arraisonnés encore une fois par un navire de guerre hollandais. L'équipage prisonnier fut trimballé de port en port puis finalement relâché.
Les malouins finirent par obtenir l'autorisation de s'installer à MAKASSAR et de monter un comptoir. Malheureusement l'affaire tourna court et BERTHELOT regagna BANTAM d'où il navigua plusieurs années sur différents navires faisant du cabotage dans l'archipel.

Il semble qu'il n'appréciait pas beaucoup la fréquentation des marins et marchands hollandais pour la plupart de religion protestante.
Il s'arrangea pour rejoindre MALACCA, place forte du Portugal pour proposer ses services de pilote aux Portugais qui eux, étaient catholiques et ce, en dépit du fait que la France, son pays d'origine, était à l'époque en délicatesse avec le royaume du Portugal, à propos du Brésil

Il avait appris entre temps à connaître par le menu, toutes les côtes, écueils, récifs, passes et courants de l'archipel. Il avait appris aussi la langue malaise et parlait parfaitement le portugais.

Il lui fut donc confié de petites galères de quarante rameurs, équipées de pièces d'artillerie pour surveiller côtes et fleuves des environs.

Quelle trempe et quel parcours dans un univers aussi hostile pour un garçon qui avait tout juste vingt six ans !

Il se révéla aussi dès cette époque un cartographe particulièrement habile, couchant sur le papier les résultats de ses observations précises des côtes qu'il sillonnait sans cesse.
Les cartes au début du XVIIè siècle étaient rares et approximatives en conséquence de quoi, les travaux de BERTHELOT valaient de l'or aux yeux des Portugais.

Trois ans après, en 1629, il quitta MALACCA pour GOA, capitale des Indes Portugaises où l'attendait le gouverneur Nuno Alvarez Botelho, officier général de grande réputation.
Les événements se précipitaient. Les Hollandais contraient et contestaient de plus en plus l'influence et la présence des Portugais en Asie.

Alvarez décida de monter une expédition sur Malacca assiégée par les Atchinois soutenus en sous main par les Hollandais. Il arma trente navires et en donna la direction à BERTHELOT en tant que premier pilote.

Les Portugais battirent sur terre et sur mer les Atchinois et levèrent le blocus du port de Malacca, puis entreprirent de déloger les Hollandais de leur forteresse toute proche, à XIFERA.
En prime, ils sortirent vainqueur d'un combat naval avec deux navires de guerre hollandais.
L'attitude et la bravoure de BERTHELOT fut telle durant cette expédition victorieuse qu'il fut, dès son retour à GOA, anobli par le Vice Roi et reçu le titre officiel de Pilote major des Indes et cosmographe royal.

En 1631, BERTHELOT conduisit une escadre de vingt huit navires sur ZANZIBAR pour aller à la rescousse des Portugais qui en avaient été chassés.

Pendant six ans BERTHELOT sillonnera l'Océan Indien pour le compte du Vice-Roi du Portugal pour combattre les Hollandais et protéger les intérêts portugais.

En 1631, tout bascule pour BERTHELOT. Il fait la connaissance d'un compatriote, un carme déschaussé, le Père Philippe de La Très Sainte Trinité, originaire d'Avignon venu enseigner la philosophie au couvent des Carmes à GOA.

Il se lia d'amitié avec BERTHELOT tant et si bien que notre marin se décida brusquement en 1634 à prendre l'habit du carmel et de s'enfermer au couvent de GOA au grand dam du Vice Roi qui perdait ainsi le meilleur pilote de toute la marine portugaise en Asie.

Que se passa-t-il dans la tête de notre honfleurais ? Ce brillant marin, ce pilote honoré par tous, à l'avenir prometteur modifie radicalement le cours de son existence, du jour au lendemain, à l'âge de trente et un ans.

Il étudie le latin et la philosophie avec son ami le Père Philippe, mène la vie ascétique des carmélites dans une atmosphère de calme, de silence, de recueillement et de prières, à des années lumière du rythme d'existence qui avait été la sienne depuis son enfance.
En 1638, le Vice Roi envisagea de conclure la paix avec le Prince Indien d'Achem, important sultanat, situé à l'extrême pointe de Sumatra.
Pour ce faire, il prépare une ambassade et nomme Francisco de Soza de Castro, ancien gouverneur de Malacca pour le conduire.
Castro qui connaissait bien BERTHELOT exigea et obtint, après force discussion avec les autorités religieuses de Goa, de sortir du couvent notre moine honfleurais de façon à ce qu'il conduise les trois galères prévues pour effectuer cette mission délicate.
Peu de temps après avoir quitté GOA, l'ambassade fut attaquée, comme d'habitude, par deux navires Hollandais. Au cours des combats, BERTHELOT fut grièvement blessé.
L'ambassade put reprendre sa route et arriva à ACHEM. Tous les membres de l'expédition furent immédiatement arrêtés.
Quelque soit le pays et les époques, une ambassade est rarement reçue d'une façon aussi hostile.
En fait, les Hollandais étaient passés par là et avaient persuadé le Prince d'ACHEM que l'ambassade était une ruse pour endormir sa méfiance et que les Portugais avaient des ambitions guerrières dont lui, le Prince d'Achem, devait faire les frais.
Lorsque l'ambassade arriva au port, elle fut accueillie avec forces banderoles et tapis rouge, et fut invitée à se rendre à terre pour être dignement fêtée.
Sans méfiance et sans armes, ambassade et équipages débarquèrent et furent jetés en prison.
Durant un mois, ils subirent les traitements d'usage à cette époque dans les pays musulmans. Maltraités, enchaînés, ils furent vendus aux notables locaux qui avaient pour mission, outre de leur faire faire les travaux les plus pénibles et les plus dégradants, de les forcer à se convertir à la foi musulmane.
Tous les plaisirs et honneurs disponibles en ce bas monde leur furent offerts en échange de leur conversion.
En cas de refus, il leur fut promis d'être hachés menus de la plus cruelle façon. BERTHELOT qui parlait couramment et le portugais et la langue malaise devint immédiatement l'interprète et le guide de ces pauvres portugais qu'il encourageait à refuser le diktat du roi d'Achem.
Tous les compagnons de BERTHELOT furent massacrés à coup de lance et de flèches empoisonnées sous ses yeux, tandis que brandissant la croix, ils les exhortait au courage et au refus de céder à leurs bourreaux.

Ce fut ensuite le tour de notre héros d'être supplicié. Il s'agenouilla en brandissant sa croix et attendit la mort en louant son seigneur.
Les soldats, impressionnés par son ardeur à soutenir ses compagnons d'infortune déposèrent les armes et refusèrent de l'achever.
Le roi d'Achem fit venir plusieurs éléphants qui le piétinèrent allègrement tandis que BERTHELOT continuait à prier son Dieu. N'étant pas encore mort après le passage des pachydermes, c'est un chrétien converti à la foi musulmane, qui acheva le moine soldat à coup de sabre.

Le Père Philippe rapporte qu'après sa mort, toute une série de miracles se produisirent. Après l'avoir enterré, son corps réapparut à l'endroit même où il avait subi son martyre.
Il fallut que le roi d'Achem expédie la dépouille mortelle de BERTHELOT au fond de la mer lestée de gros cailloux pour en être débarrassé définitivement.
Cette mort impressionnante et l'attitude sublime de PIERRE BERTHELOT enflamma les imaginations et provoqua sans doute des récits enjolivés par les conteurs orientaux.

D'autre part, à l'aube du XVIIè siècle encore profondément religieux, toujours animé par l'esprit conquérant des croisades, enflammé par l'intransigeance d'une inquisition encore vivace, en Espagne et au Portugal et dans leurs nouvelles possessions coloniales, il n'est pas étonnant de voir surgir des personnalités animées d'une foi de missionnaires et prêts à tous les sacrifices.

BERTHELOT ne sera pas le seul à subir le martyre mais il est sans doute le seul marin qui abandonna sa vie aventureuse au grand large pour s'enfermer dans un couvent à la règle spartiate et pour se préparer au sacrifice de sa vie, qu'il appelait peut être de tous ses voeux.

Le destin de notre marin honfleurais laisse rêveur et démontre que HONFLEUR a donné le jour au fil des siècles, à des personnages atypiques, et qu'il souffle sans doute en baie de Seine un vent qui favorise l'éclosion de destins et de personnalités hors du commun.


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NOTE

(1) La ville de IAKATRA s'appellera ensuite BATAVIA ; c'est aujourd'hui DJAKARTA, capitale de l'Indonésie.


 

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